Les bienfaits de la nature

De nombreuses études scientifiques chiffrent les effets positifs de la nature sur la qualité du travail. De la couleur verte (Green Vitamine) au soleil en passant par la présence de plantes ou les balades en forêt (Sylvothérapie et Shirin-Yoku, bain de forêt en japonais), les chercheurs, sociologues, psychologues et universitaires ont réalisé de nombreuses études et expérimentations ces dernières décennies.

Les protocoles utilisés sont souvent les mêmes d’une étude à l’autre : il s’agit d’observer le comportement de deux groupes de personnes réalisant des tâches identiques, l’un dans un environnement naturel, l’autre dans un lieu dépourvu de végétation. Résultat : les performances sont meilleures au contact de la nature, sans exception !

Nous vous présentons ci-dessous les chiffres ou enseignements clés issus des études que nous avons compulsées ces derniers mois :

  • Les participants immergés dans la nature enregistrent des performances accrues de 50 % dans les tâches de résolution de problèmes (1).
  • Une étude de l’université de l’Oregon a montré qu’il pouvait y avoir une réduction de 10% de l’absentéisme des salariés selon qu’ils étaient ou non en contact avec la nature (2).
  • Les employés indiquant travailler au contact d’éléments naturels disent en effet avoir un niveau de bien-être supérieur de 15% aux autres, un niveau de productivité de 6% supérieur, et un niveau de créativité de 15% supérieur. La satisfaction au travail augmente quant à elle de 40% en présence d’éléments naturels. (3). La productivité a été mesurée à +15% dans cette autre étude de l’université d’Exeter (4)
  • Une étude menée en Bretagne (5) a mesuré les interactions entre des personnes qui se croisent en ville. Un des tests consistait à comparer le taux de réponses à un bonjour ou à un sourire dans une rue passante, avec le taux aux mêmes sollicitations dans un parc public situé à côté : les résultats sont meilleurs dans le parc, ils  augmentent de 30%  !
  • En Suède, une cabane en bois et en verre au bord d’un lac (photo ci-contre) sert de lieu d’expérimentations pour mesurer les bienfaits de la nature (6). premier résultat : au bout de 72h de présence le stress à chuté de 70% !
  • Des recherches de Bringslimark, Harting et Patil ou Fjeld (7) sur les effets des plantes dans les bureaux sur les travailleurs, ressortent les faits suivants : baisse de la fatigue, des migraines et des troubles ORL. C’est à dire plus de bien-être physique permettant de mieux travailler ! (chiffres présentés sur les graphiques ci contre)
  • Une étude de la prestigieuse université de Stanford (8) démontre que de brèves expériences de nature (90 minutes de marche en forêt) permettent la baisse du stress et du pessimisme (la rumination pour être précis) et l’amélioration de la mémoire (à court terme).
    Ne serait-ce pas tentant de tester cela avec vos collègues ?
  • en 2012, le professeur de psychologie à l’université de l’UTAH, David Strayer, a mesuré la créativité de groupes ayant passé six jours en immersion dans la nature : leur créativité avait augmenté de 50 %. De plus les électroencéphalogrammes de ces sujets révélèrent une plus grande activité du cortex préfrontal. Une aire cérébrale connue pour être désactivée par la dépression et l’anxiété (9)
  • Ce même David Strayer est d’ailleurs l’inventeur de l’expression de Fascination douce : “La fascination douce, c’est quand le cerveau entre en mode par défaut. Cela se produit quand l’esprit n’est focalisé sur rien de particulier, qu’il n’y a aucun effort de compréhension ou d’analyse. Alors, les circuits de l’attention dirigée se déconnectent et le cortex préfrontal se calme. L’esprit peut errer, plonger dans les souvenirs et les émotions, ce qui favorise l’imagination, la créativité et le bien-être.”
  • Tous les chercheurs du monde se passionnent pour la nature ! Jusqu’en Corée du Sud ou le professeur Tae-Hoon Kim, de l’université nationale de Chonnam a utilisé la technique d’imagerie par résonance magnétique pour démontrer que des éléments de la substance grise du cerveau appelés «ganglions de la base» sont activés chez des sujets en train de regarder des photos de paysages naturels. Ces éléments sont impliqués dans les émotions positives comme la joie, les bons souvenirs et le plaisir. Les photos d’ambiance citadine, elles, activaient plutôt le cortex occipital, l’hippocampe, et l’amygdale impliquée dans la prédiction du danger et la réponse aux menaces.

(1) étude de étude de Ruth Ann Atchley et David L. Strayer) university of Kansas
(2) (https://www.terrapinbrightgreen.com/reports/the-economics-of-biophilia/)
(3) (http://www.interface.com/US/en-US/about/press-room/Human-Spaces-Report-Press-Release)
(4) http://www.exeter.ac.uk/news/featurednews/title_409094_en.html
(5) http://www-actus.univ-ubs.fr/fr/index/articles-chroniques/scvc/planete-conferences/planete-conferences-2016-2017/planete-conferences-l-influence-de-la-presence-de-nature.html
(6) https://visitsweden.com/72hcabin-results/
(7) http://hortsci.ashspublications.org/content/42/3/581.full
(8)
bratman, Daily, Levy et Gross, 2015, https://bit.ly/2oO4mgQ
(9) https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0051474

Pour creuser le sujet, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons ravis de partager ces données avec vous, ou rendez vous en librairie, vous serez étonnés du nombre de publications traitant de la nature !